5 étapes pour combattre le syndrome de l’imposteur (et l’envoyer au tapis)

Cette semaine est un peu particulière pour le blog puisque je laisse la parole à Aline du blog The Bbboost pour te parler d’un monstre que je connais particulièrement bien : le syndrome de l’imposteur. C’est parti !

Hello (futur) freelance qui déchire ! Allez, sois pas timide. Si tu as cliqué sur le titre de cet article pour le lire, c’est que toi et moi on sait que tu as développé un vrai syndrome de l’imposteur… Et que tu cherches à t’en débarrasser à tout prix !

combattre le syndrome de l'imposteur

Ce virus sournois, ce syndrome malodorant qui se glisse dans la tête et l’esprit des petits freelances innocents, et leur pourrit leurs premières ventes… Allant même jusqu’à la phase terminale de la maladie : paralyser de terreur leurs petits corps tremblants, les empêchant de prospecter ou même de mettre le moindre contenu en ligne.

Ça t’es vaguement familier tout ça ? Envie d’envoyer balader ce sale syndrome de l’imposteur et le mettre au tapis ? T’en fais pas tu es au bon endroit ! Enfile tes gants et monte sur le ring, c’est parti !

Le syndrome de l’imposteur, c’est quoi ?

Il est là, en face de toi. Ce monstre vert tout dégoûtant qui te regarde d’un oeil narquois. Il sait que t’es là, tu sais qu’il est là, bref, impossible de vous ignorer. Le duel est inévitable.

Le syndrome de l’imposteur c’est cette petite voix nasillarde qui s’invite d’un coup dans ta tête (alors que tu n’as rien demandé),et qui te rappelle à quel point tu n’es absolument pas légitime dans ce que tu fais.

« Non mais attends tu blogues depuis 4 mois, mais de QUEL DROIT tu vends une formation sur le sujet ? »

« Hein ? Tu veux vraiment dépouiller de pauvres gens de leur pécule en leur demandant de te rémunérer pour un travail que tu aimes faire ! T’es scandaleuse ma pauvre fille ! Si t’es autant passionnée,tu devrais le faire gratuitement ».

« Comment ça tu vas prospecter ? HAHAHAHA laisse moi rire ! Tu penses vraiment que les gens vont te prendre au sérieux, ne serait-ce qu’un seul instant ? »

Et on pourrait continuer encore longtemps… Bref tu as compris l’idée : le syndrome de l’imposteur c’est cette voix dont tu n’arrives pas à te débarrasser, et qui tente de te faire comprendre à quel point tu n’as aucune légitimité dans ce que tu essaies de faire. Quelques soient tes objectifs et tes ambitions.

Allez haut les cœurs ! Maintenant qu’on a identifié l’ennemi à abattre, passons à notre plan d’action.

Monte sur le ring, je guide tes coups.

(ouh le gros vilain pas beau)

1ère étape : prendre conscience de son syndrome de l’imposteur

Ding, ding ! Round 1. L’arbitre siffle et les choses sérieuses commencent …

Avant de vaincre ton ennemi, apprends à le connaître (j’aimerai te dire que c’est Confucius qui a dit ça, mais en vrai j’en ai aucune idée).

Prendre conscience d’être face à son syndrome de l’imposteur veut dire deux choses :

1) Accepter de ne pas être infaillible

C’est la première étape. Accepter de se heurter à un problème. Prendre conscience de ses limites, de l’obstacle en face de nous.

Savoir se poser et se dire « ok, là y’a un soucis ». Bref, avoir le réflexe de prendre un minimum de recul pour regarder d’un oeil objectif la situation.

2) Accepter le syndrome de l’imposteur pour ce qu’il est : un syndrome

Si on appelle ça un syndrome c’est pas pour rien, hein. Ton meilleur ami Google est juste là à côté du ring et il te souffle ceci : « Ensemble de signes, de comportements révélateurs (d’une situation jugée mauvaise) ».

Ben oui, la réponse est là sous tes yeux. Ton syndrome de l’imposteur, bien que tu ressentes ses coups de plein fouet, n’est ni plus ni moins qu’un FOUTU SYNDROME. C’est à dire qu’il n’est PAS RÉEL !

Rassure-toi : tu vas pas avoir de vilains boutons qui vont te pousser sur le visage si tu oses aller à son encontre, et poursuivre tes rêves ! Par contre ça risque de t’arriver si tu fais du follow-unfollow mange trop de chocolat.

Rassuré ? Pas vraiment ? C’est normal, le Round 1 se termine par un 1-1.Tu apprends à connaître ton ennemi, mais t’as pas encore la feinte pour le vaincre.

(pom ! pom pom pom ! pom pom pom ! pom pom poooooooooom !)

2ème étape : trouver les causes de ton syndrome de l’imposteur

Ding, ding ! Round 2. T’as porté des coups mais lui aussi. L’échauffement est terminé, vous vous jugez du regard.

La deuxième étape est celle de l’introspection. Apprends à connaître ton syndrome de l’imposteur. Pose toi la question : POURQUOI ? Pourquoi diable a-t-il débarqué en face de toi avec ses gros souliers ?

A quel moment tu l’as invité, hein ? Ouais je sais qu’on l’invite jamais vraiment celui-là, mais c’est un peu comme ce pote qui ramène toujours un autre pote alors que t’as rien demandé… Des fois tu commences un nouveau projet et ton foutu syndrome, il débarque comme ça ni vu ni connu.

Alors petit moment d’introspection, et cherche les causes de tout ça. Qu’est ce qui, dans ton histoire, fait que tu développes ce syndrome maintenant ? D’où te vient ce manque de confiance en toi (alors qu’on sait très bien tous les deux que tu as tout ce qu’il faut pour réussir) ?

Il est très probable, que tu en aies conscience ou pas, que ce syndrome se développe suite à une blessure que tu gardes au fond de toi, un problème non-résolu.

Nomme ton ennemi, et déjà tu lui enlèveras une partie de sa puissance (ça c’est à peu près ce que Sun Tzu raconte dans « L’Art de la Guerre »). Prends conscience des origines de ton syndrome de l’imposteur.

3ème étape : prendre du recul et accepter son syndrome de l’imposteur

Ding, ding ! Round 3. Tu as porté quelques coups, encore un peu faibles mais tu sens la détermination naître en toi. T’inquiète ça va bien se passer, tu vas bientôt avoir tous les outils pour mettre ton monstre gluant au tapis !

La 3e étape est d’accepter son syndrome de l’imposteur. Et franchement, c’est plus facile à faire que ce que tu penses.

T’as un syndrome de l’imposteur ? ET ALORS ? En vrai ça va pas te tuer. Je te l’ai déjà dit, ça va pas te filer de l’urticaire ni une calvitie précoce (enfin ça, ça reste à prouver).

C’est une sensation normale, presque banale. Et comme toute sensation, en tant qu’être humain au cerveau ultra développé tu as la capacité de l’ignorer. Alors sache prendre un peu de recul. Fais quelques pas en arrière sur le ring, prend ton élan et… lance toi !

(en mode badass, si possible)

4ème étape : lui mettre un point dans la tronche et continuer malgré tout

Ding, ding ! Round 4 ! Tu as pris ton élan et tu es en plein vol plané (au ralenti, s’il te plaît)le poing en l’air, prêt à dégommer sa face à ton syndrome de l’imposteur.

Et tu sais pourquoi ? Parce que tu as décidé de continuer dans la direction que tu t’étais fixée malgré tout.

Et si c’était aussi simple que ça, vaincre son syndrome de l’imposteur ? Et si ça consistait juste à en prendre conscience, accepter qu’il soit là, et continuer malgré tout ?

Après tout, tu l’as bien remarqué : le syndrome de l’imposteur ne semble toucher que les gens bien, qui font un travail de qualité. Pas les petits arnaqueurs sur Youtube, ou qui se perdent dans tes spams. Je parie qu’ils ont pas de mal à dormir, ces petits filous.

La bonne nouvelle à savoir :

Mais tu sais la bonne nouvelle dans tout ça ? Ça veut dire que si tu l’éprouves, ce foutu syndrome, c’est que tu es quelqu’un de BIEN.

Tu es quelqu’un qui fait du BON TRAVAIL, qui se soucie de la QUALITÉ, qui est BON dans son domaine et qui va CARTONNER.

C’est tout ça,en vrai qu’il te dit ton syndrome de l’imposteur. Alors maintenant que tu l’as envoyé au tapis bien comme il faut… et si tu le remerciais ?

5ème étape : faire de ton syndrome de l’imposteur un compagnon de route

DING, DING DIIIIIIING ! L’arbitre sonne les 3 coups finaux ! Le verdict ? Tuas gagné le combat félicitations !

Il est au tapis, ton sale syndrome de l’imposteur. Mais tu sais quoi ? Il te regarde, et tu le vois même te sourire !

Hein ? Quoi ? Finalement il n’est pas si laid que ça. Maintenant que tu l’as bien matté, il te serre la main et t’explique qu’il est désolé. Et toi de ton côté tu te rends compte que ce n’est pas totalement négatif, d’avoir un syndrome de l’imposteur collé aux basques.

Après tout, grâce à lui tu te remets constamment en question (un peu trop parfois, c’est sûr), mais ça t’évite te t’endormir sur tes lauriers et de céder à la facilité.

C’est aussi un bon indicateur que tu sors de ta zone de confiance, et franchement, ça, c’est canon.

Et puis, entre nous on se le dit : c’est à cause de ton syndrome de l’imposteur que tu vas chercher à en faire toujours plus pour tes clients, à proposer une qualité toujours au top et à améliorer tes services.

Alors retiens ceci : quand il est maîtrisé, quand tu as conscience de son existence, de ses limites, de ses causes et de ses implications, ton syndrome de l’imposteur peut devenir un vrai compagnon de route, un vrai garde-fou.

Et maintenant ?

Tu peux maintenant inviter ton meilleur ennemi à aller boire le verre de la victoire au bar du coin. Et accepter que tu t’es fait un nouvel ami. Pourquoi un nouvel ami ? Parce qu’il reviendra toujours, tu ne t’en débarrasseras jamais vraiment, mais tu sais maintenant que c’est bon signe.

1 commentaire
  1. Tout c’est beaucoup, beaucoup trop !
    Sinon j’aime bien ta manière d’écrire cet article façon combat de boxe, avec un soupçon de dérision. N’empêche qu’il est bien déroulé et très intéressant pour le développement personnel.

    Si je peux me permettre : Sun Tzu , dans l’art de la guerre aurait écrit : “Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous-même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous. Si vous ne connaissez pas vos ennemis mais que vous vous connaissez vous-même, vous en perdrez une sur deux. Si vous ne connaissez ni votre ennemi ni vous-même, chacune sera un grand danger.” ( Selon : Waka – La poésie japonaise Calligraphie par Ayako Kamura ) (c’est du moins ce que j’ai trouvé sur google.)

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