Démissionner pour devenir freelance, c’est possible #01

Après trois années à galérer dans le monde du salariat, j’ai décidé de démissionner d’un poste qui avait pourtant l’air intéressant et dans lequel j’étais certaine d’avoir un CDI. Tu vas sans doute te demander ce qu’il m’est passé par la tête, après tout, c’est un peu l’objectif de tous les jeunes d’aujourd’hui : avoir un CDI et un poste fixe. Pour autant, à 21 ans, j’ai quitté mon job. J’ai démissionné pour devenir freelance, et oui, c’est possible.

démissionner pour devenir freelance

De mauvaises expériences pour en arriver là

Avec du recul, je pense pouvoir dire qu’il m’aura fallu ces quelques expériences de salariat pour pouvoir me rendre compte que j’ai ce besoin de liberté et que je suis bien mieux freelance que salariée.

J’ai expérimenté les CDD/CDI pendant trois ans, et il faut dire que je n’ai pas eu les meilleures expériences possibles. Peut être que si elles avaient été différentes, je serais encore aujourd’hui dans un poste salarié, et non indépendante.  Pour que tu puisses comprendre au mieux, je vais te raconter un peu mon histoire.

Tout d’abord, j’ai ouvert mon propre magazine féminin en ligne très tôt, à 18 ans exactement. Il fêtait ses 5 ans aujourd’hui. Je dirigeais l’équipe des rédactrices, j’avais également en charge la rédaction d’articles et le développement des communautés sur les différents réseaux sociaux. J’ai pu acquérir de l’expérience dans le domaine du community-management, de la rédaction, et également de l’e-reputation. Tout cela, en complément du monde du travail dont voici le récit.

Quatre expériences différentes, toutes m’ont poussées petit à petit à devenir indépendante et à me lancer seule. Tout d’abord, les centres d’appels, que je ne recommande pas du tout. J’ai été embauchée dans deux gros centres d’appels situés à Amiens (pour ne pas citer de noms), et ils m’ont tous les deux dégoûtés des callcenters. Stress, angoisse, ennuie, tout est là pour vous faire fuir.

Ensuite, après avoir longtemps surfé sur les sites de recrutements, j’ai trouvé une offre qui semblait parfaite à mes yeux. J’avais 19 ans, j’étais jeune et complètement innocente. Je suis tombée sur une annonce de recrutement d’un poste d’assistante de direction dans une entreprise de bâtiment. Tout se passait plutôt bien… Pendant 3 mois. C’était sans compter la rencontre d’un pervers narcissique en guise d’associé et donc, d’employeur, que je voyais tous les jours. Finalement, ça a été 7 mois de galère, une démission, un an à côtoyer avocats et juges. J’ai ainsi fait la connaissance des termes “abus de confiance”, “harcèlement” et “chantage”. Super expérience donc ! 

Bref, après m’être sortie de là, j’ai (re)découvert les joies de la recherche d’emploi. Bon, ok, ça n’a pas duré longtemps. Deux mois après, j’ai trouvé un job d’assistante de communication. En CDD. Ça a duré quatre mois. Ce poste, j’étais sûre de pouvoir l’avoir en CDI une fois la période d’essai réalisée. Et pourtant, ça a été ma dernière expérience salariée.

De l’important de s’épanouir dans son job

Quatre mois. Dans une entreprise familiale où tout le monde se connaissait. 90% des employés étaient plus âgés que moi, et de ce fait, ne me parlaient pas. Mes seules tâches de la journée ? Rédiger des fiches produits et répondre aux clients via le tchat du site en ligne. L’éclate. J’arrivais à 9h, assise sur une chaise, je travaillais, je mangeais le midi sur cette même chaise, puis je re-travaillais jusqu’à 17h. Ambiance et épanouissement ! 

J’ai fini par demander une rupture conventionnelle. Qui ne m’a pas été accordée. Ça aurait été tellement plus simple. Mais bon. Ne pouvant plus supporter cette ambiance qui ne me plaisait pas, dans laquelle je ne m’épanouissait pas. Je savais que je ne pourrais pas retrouver un job dans lequel je serais “payée à rien faire”. Mais peu importe. Pour moi le plus important n’était pas le salaire, mais le bonheur et la liberté. J’ai donc choisi de démissionner. C’était rester et être malheureuse, avec un salaire certain. Ou partir et être tranquille, sans la certitude du revenu. Le choix n’a pas été facile, mais j’avais envie de tenter l’aventure.

Démissionner pour devenir freelance, une évidence ?

Je ne vais pas te mentir. Devenir freelance n’était pas une évidence. Pendant toute ma jeunesse et mon adolescence, je me voyais employée, avec un poste fixe. Tranquillou en fait. Mais quand on rencontre un amoureux qui monte son entreprise de ses petites mains à seulement 19 ans, ça change la donne.

devenir freelance

Après cette démission, j’ai décidé moi aussi de me lancer. Après tout, les autres le font bien. 

Quitter le salariat, c’était quitter un emploi fixe, un salaire fixe, et tout ce qui va avec : mutuelle, congés payés, RTT… Ce n’était pas important à ce moment là.

Je ne me suis pas lancée dans le community-management dès mon poste quitté, j’avais un projet bien précis en tête. Mais comme le monde de l’entrepreneuriat est loin d’être parfait, ça a été une belle chute. Tu peux lire la suite de cette série d’articles par ici.

La vie de freelance, ce n’est pas pour tout le monde. Certains trouvent ça trop risqué et n’oseraient pas. Chacun son truc. Et toi, tu t’y vois ? 

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